TRIBUTE TO…
13 07 2008Commentaires : Aucun commentaire »
Tags : invader, space invader
Catégories : Arts visuels, In Paris
12h00, un soleil majestueux accompagne mes pas vers le site du Fort Thüngen, et le ciel d’un bleu sans pareil me détournerais presque de l’escale artistique prévue ce jour, pour une interminable ballade dans les chatoyantes et vallonnées forêts des alentours de Luxembourg ville.
Il n’en sera rien…pour le meilleur.
La crainte de l’enfermement s’est évanouie dès mon premier pas dans le MUDAM, et pour cause. 3 modiques euros plus tard, la première salle d’exposition m’absorbe dans sa majesté architecturale et artistique.
Le bâtiment, œuvre de l’architecte sino-américain Ieoh Ming Pei, offre un exact équilibre entre ciel et terre, vestiges et ère moderne, calme et volupté. Porté par d’immenses verrières qui laissent les éléments naturels être une part intégrante de cette architecture à la fois ying et yang, parachevée en pierre calcaire et munie d‘une superficie totale de 10.000 m2, le musée dispose de près de 4.800 m2 de surfaces d‘exposition sur trois niveaux et se veut être le cocon d’un programme annuel d’expositions temporaires ouvert à tous les domaines de la création actuelle.
Entièrement conçu par des artistes, la vocation de ce lieu est d‘être à l’écoute de la création internationale et de l‘évolution des pratiques artistiques.
Et le musée est à la hauteur de ses aspirations. J’ai réellement été séduite par l’importance donnée à l’espace d’exposition, avec parfois une seule œuvre par salle. Ce parti pris nous éloigne de la rentabilisation de l’espace scénographique toujours plus flagrant dans des lieux comme Beaubourg, ou bien encore le MAMAC de Nice ou l’on se sait plus comment reprendre son souffle tellement le visiteur est sollicité.
L’organisation scénographique de l’exposition China power station part III - jusqu’au 15 septembre 2008 - installée sur les trois niveaux du musée laisse les oeuvres prendre toute leur ampleur et leurs sens, on peut parler d’une réelle écoute entre le lieu et son projet , les oeuvres, et le public.
CHINA POWER STATION: Part III est la troisième étape d’un projet d’expositions conçu encollaboration avec la Serpentine Gallery à Londres et le Astrup Museum of Modern Art à Oslo. Le projet a été conçu comme une exposition évolutive et dynamique, reflétant les transformations que connaît actuellement la Chine, chaque étape s’articulant autour d’une liste d’artistes et d’oeuvres différente, pensée en fonction du contexte dans lequel elle est présentée.
De même pour l’exposition de Candice Breitz Be My Somebody - Exposition du 26 avril au 22 septembre 2008, ou le parcours des salles ouvertes se transforme en exploration exaltante de la question de la construction de l’identité personnelle et collective. Un immense souvenir de l’installation King (A Portrait of Michael Jackson) ou les 42 minutes et 20 secondes d’immersion dans les relations qui lient les fans à leurs idoles ne peuvent laisser indifférent - Visionnage de l’oeuvre disponible sur le site internet de Candice Breitz.
Lauréate du Prix d’Art Contemporain Fondation Pierre de Monaco en 2007, Candice Breitz est connue pour ses photographies et ses vidéos qui explorent les impacts de la culture hollywoodienne et musicale sur les consciences contemporaines. Monuments est une série de cinq photographies que l’artiste a réalisées en collaboration avec le photographe Marcus Gaab en juin 2007 à Berlin. Ces cinq tableaux photographiques de large format, dont un de la Collection Mudam, sont des portraits de groupes de fans d’Iron Maiden, Britney Spears, Grateful Dead, Abba et Marilyn Manson.
Enfin, une fois le musée conquis, vous serez encore surpris de découvrir l’improbable charte graphique du lieu, et les sentiers boisés aux allures de randonnées du dimanche qui vous permettrons de regagner Luxembourg ville dans la quiétude la plus absolue.
Ne pas oublier le passage incontournable au Casino Luxembourg - Forum d’art contemporain.
Le Mudam est le premier musée d‘art contemporain au Luxembourg.
Le Luxembourg, y penser plus souvent…
Mudam Luxembourg
Musée d’Art Moderne Grand-Duc Jean
3, Park Dräi Eechelen
L-1499 Luxembourg
HORAIRES D’OUVERTURE
Mudam est ouvert tous les jours, sauf le mardi, de 11 à 18h.
Nocturne le mercredi jusqu’à 20h.
TARIFS : Plein tarif : 5 € / Tarif réduit : 3 €
La compagnie Princesses Peluches, était programmée le 29 mars 2008 par Orphéon Théâtre intérieur dans le cadre de la Saison de l’Abattoir, organisée par la Ville de Cuers, pour présenter son spectacle Kristin. Depuis sa création, ce spectacle a été joué plus d’une quarantaine de fois dans de grands festivals, présenté en 2007 par la Ville d’Aubagne et Lieux publics - centre national de création, puis à Chalon dans la rue avec le soutien de la SACD.
Ce spectacle est un déambulatoire au cours duquel des phrases sociales et poétiques sont inscrites dans la ville. La peinture utilisée est prévue pour être effacée à l’eau chaude !
Mais voilà, le Maire, nouvellement élu à Cuers, fait intervenir les services techniques pour recouvrir les textes inscrits sur la chaussée avec du goudron ! Il porte plainte contre Caroline Amoros, auteure et comédienne de la compagnie Princesses Peluches pour « dégradation de la voie publique » et suspend la Saison de l’Abattoir (plus de 60% de spectacles hors les murs) labellisée par le Conseil Général du Var.
Aujourd’hui, nous, professionnels réunis à Marseille, affirmons notre totale solidarité avec l’artiste absurdement censurée et la Compagnie Orphéon Théâtre intérieur, responsable de la programmation de la Saison de l’Abattoir.
Nous demandons le retrait immédiat de la plainte déposée par le nouveau Maire.
Nous demandons aux collectivités publiques concernées : le Département du Var qui soutient la Saison de l’Abattoir, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et la Direction régionale des Affaires Culturelles d’exercer leur prérogative d’institutions républicaines pour garantir la liberté d’expression des artistes dans notre démocratie.
Nous, artistes, nous engageons à agir pour que les arts puissent continuer à se développer en toute liberté dans les rues de Cuers et celles du monde !
Pour la Fédération Nationale des Arts de la Rue
Le président, Thierry Lorent
Je crois que tout est dit !
A la Maroquinerie on a souvent de bonnes surprises…
Hier soir KENNA, rappeur, mélomane, nerd, à la voix inimitable, a conquit la salle avec un show à la hauteur de son talent. Entre électro, rap, mix, et le son de sa voix comme baseline envoutante, Kenna a ( avec brio ) fait monter les vibrations des corps et des âmes.
Une évidence : ce monsieur est fait pour le live, et soudain quand Lupe Fiasco le rejoint sur scène pour un superstar mémorable, le duo nous transporte dans d’autres sphères et le public heureux d’une telle performance en redemande encore et encore.
Contrairement à la mode du rap dirty south, j’ai une vraie envie de découvrir la nouvelle scène rap américaine actuelle inspirée entre autre par Pharell, Neptunes, Jay-Z…
Je recommande donc KENNA - MAKE SHURE THEY SEE MY FACE - dans les bacs le 28 avril, même si j’ai une vraie préférence pour le live !!
C’est avec joie et curiosité que j’ai le plaisir de vous annoncer l’ouverture du nouveau musée d’art comtemporain de la ville de New-York. Designé par Kazuyo Sejima et Ryue Nishizawa, il s’agit du premier musée construit dans le downtown mahattan.
A l’image de la réalisation architecturale ( une merveille ), j’imagine ce lieu comme un incubateur d’idées, d’échanges, annoncant le renouveau de l’art contemporain face aux évolutions sociales, économiques, et technologiques, des années 2000. En tout cas, les expositions a venir laisse présager le meilleur pour la création et les artistes “de maintenant”.
L’année 2001 a été marqué par mon premier et unique voyage aux Etats-Unis, j’ai enfin assez d’arguments pour traverser l’atlantique de nouveau…Affaire à suivre.
David Claerbout artiste vidéaste belge né en 1969 met à l’épreuve la vidéo, la narration, la photographie, en proposant de travailler sur la déformation de la notion d’espace-temps telle que nous la connaissons.
L’exposition présentée au Centre Georges Pompidou, propose un tour d’horizon de son oeuvre autour de cinq pièces, cinq variations, proposant d’aborder le monde dans une autre temporalité. Les secondes, les minutes, les heures, n’ont pas de prises sur son travail, on pénétre ici dans une manière d’aborder la vie à la fois plus lente, plus poètique, plus méditative. Et pourtant, ses vidéos sont réalisées dans des architectures appartenant à notre culture moderne, notre contexte urbain contemporain, ce qui au dela de la méditation, nous confronte avant tout à notre quotidien et à notre idée de l’espace-temps .
A une époque ou tout va plus vite, ou le temps file, se perds, s’achète parfois, un stop à l’espace 315 s’impose. Avec une scénographie “manimalistement judicieuse”, l’exposition se transforme en un voyage envoutant, en suspension.
Section of a happy moment, 2007 - Vidéoprojection, noir et blanc, son stéréo, 26′.
Le corpus d’oeuvres présentés se complète avec harmonie, tout en proposant chacune un angle d’approche technique et esthétique différent. Je ne saurais donc que trop vous recommander d’aller vivre cette expérience voluptueuse se situant au point de rupture de la conception logique du temps.
Pourquoi revenir sur scène Monsieur Jean Rochefort ???
« Parce que je n’aime pas voir les journées raccourcir en automne, et que le théâtre a été construit en 1924 et puis j’aime partager, faire rire, voire émouvoir, faire connaître, et que vous êtes mon seul médicament. »
A 77 ans, Jean Rochefort a relevé le défi en compagnie du très surprenant virtuose de l’accordéon Lionel Suarez , de monter un nouveau spectacle ou il nous offre des bouts de sa vie. De Primo Levi, en passant par Fernandel, Henry Miller, Audiard, Serrault, et tant d’autres, Jean Rochefort se surpasse sur scène entre gravité et élégance, dérision et désespoir, panache et humilité.
Le risque aurait pu être de traverser un trop plein de sentiments, d’émotions, et de se retrouver dans un pèle-mèle anecdotique et mélancolique.
Il n’en n’est rien.
Jean Rochefort n’est pas là pour tout déballer, lucide et égal à lui même, son dandysme légendaire, sa voix de bronze, et sa pudeur panachée font de lui un homme de partage qui : ” (…) rêve d’essayer de toucher tous les publics sans me vautrer dans la démagogie.” Il surprend et emeut le spectateur en l’invitant a rentrer dans la vérité de son monde si riche.
Spectacle à la fois intimiste et musical, on ne peut que resortir de la magnifique salle du théatre de la Madeleine en étant heureux d’avoir partagé un moment de vie, un moment de spectacle, un moment de partage, avec un grand Monsieur qui n’a pas peur de se donner à son public, en sachant qu’il s’est juré que ce spectacle serait le dernier.
Entre autres, par Jean Rochefort, avec Lionel Suarez à l’accordéon.
Théâtre de la Madeleine, 19, rue de Surène, Paris-8e. Mo Madeleine. Tél. : 01-42-65-07-09. Du mardi au samedi à 21 heures, dimanche à 15 heures, jusqu’à la fin décembre. De 15 € à 50 €.
Une séance de dédicace d’Arthur de Pins m’a guidé jusqu’a cette petite mais néanmoins très belle galerie : Arludik.
Galerie dans l’air du temps, révélant les codes artistiques actuel : La bande dessinée, le jeu vidéo, le cinéma d’animation. Le concept est tout a fait novateur et surprenant.
En exposant des artistes fondateur de la nouvelle imagerie contemporaine à la fois poètique et hautement populaire comme : Miyazaki (Le Voyage de Chihiro), John Lasseter, créateur de Pixar (Toy Story, Le Monde de Nemo), Moebius (L’Incal, Blueberry), Giger (Alien), Arludik fait le pari de nous faire partager leur univers au plus près.
Malgrès le fait que j’ai raté la séance de dédicace, j’ai pris le temps de m’installer dans le grand canapé blanc de la seconde salle pour profiter des livres à disposition et de l’exposition d’Arthur de Pins ( jusqu’au 19/10 depechez vous !!!! ), et pour ensuite discuter un instant avec la charmante et amicale Diane ( la galeriste ).
Galerie ou on se sent bien, je recommande ce haut lieu de l’art de notre temps se situant de plus dans l’une des rues les plus pittoresque et vivante de de l’île St Louis.
Je vous laisse avec le portrait et les illustrations du prochain artiste exposé : Benjamin, qui je l’espère éveillera votre curiosité.
BENJAMIN : PREMIERE EXPO FRANCAISE DU JEUNE « MAITRE » CHINOIS. Benjamin écrit ses histoires (il publie également des romans), et dessine avec merveille ses mangas qui reflètent souvent le mal de vivre des adolescents chinois. Son talent de dessinateur et de coloriste est éblouissant, et l’on retrouve dans ses peintures numériques en grands formats la maestria chargée d’émotions qui transparaît à chacune des cases de son oeuvre. L’impact pictural de ces tableaux (Benjamin fait partie de l’école avant-gardiste chinoise, qui utilise désormais la palette graphique pour réaliser ses toiles et ses mangas) propulse à l’évidence Benjamin comme l’un des artistes majeurs de l’art ludique. Né le 16 mai 1974 dans la province du Hei Long Jiang, Benjamin est d’abord formé à l’école de la mode et du design. Son premier album “One Day”sort en 2002, ainsi que les deux volumes de la “Technique de la BD par ordinateur”. Après un passage éclair dans l’illustration publicitaire, il décide de faire de la bande dessinée son principal métier, et se lance dans la réalisation de “Remember”, qui paraît en octobre 2004 en Chine. En 2005 sort son premier roman “The basement”. Benjamin est désormais considéré dans son pays comme l’un des maîtres de la nouvelle bande dessinée chinoise.Il travaille actuellement sur un film d animation et participe à un grand projet de livre collectif sur Pékin en préparation des Jeux Olympiques avec les meilleurs graphistes de la nouvelle scène chinoise.
GALERIE ARLUDIK
12-14 rue de St Louis en l’Île Paris 4ème.
Métro : Pont Marie
De 14h à 19h, du mardi au samedi inclus.
Jusqu’au 28 octobre, rendez vous à la Fondation Cartier pour plonger dans cette période chanière de l’histoire des Etats-Unis qui voit naître cette puissante force de création, transformé petit à petit en bouleversement culturel sans précédent : Le Rock’n'roll.
Grâce à une scénographie orchestrée de main de maître par Katell Jaffrès, l’exposition au dela de la simple thématique du Rock’n'roll, offre au spectateur de resituer ce phénomène musical au sein d’un contexte plus vaste, a savoir celui des évolutions sociales, culturelles et artistiques de l’époque. On ne peut que s’emerveiller face aux differents objets d’époque présentés au rez de chausée : les juke-box, la Cadillac, les magazines, les affiches originales des concerts qui nous apparaissent comme les prémices graphiques de la future pop culture en devenir, les guitares. La reconstitution d’un studio d’enregistrement finira de vous transporter dans cet univers si emblématique.
Au rez de chaussé, une généalogie très complète et très dense, toutes en couleurs et en musique reprends et mets en lumières l’importance du boogie-woogie, blues, du gospel, et surtout du rhythm & blues qui ont poussé à la naissance rock’n'roll. En passant de Chuck Berry, à Little Richard, Buddy Holly, ou bien encore Eddie Cochran, les plus néophites pourront parcourir avec simplicité ses vingts années à la fois éblouissantes et troublantes, par leur impact fulgurant sur la socièté américaine, et par la suite sur le reste du monde.
Accéssible à tous, divertissante et très bien pensée, cette exposition est l’un des passages obligés de cette rentrée.
Plein tarif : 7,50 Euros
Tarif réduit : 5,50 Euros
(étudiants, moins de 25 ans, carte Senior, Amis des Musées, demandeurs d’emploi)
Gratuit : Cercle des amis, moins de 10 ans, ICOM
Je ne ferais pas ici la biographie de Steven Parrino, de très bons sites et livres s’en chargent ICI et LA. Je préfere m’attarder plus longuement sur ma visite de l’exposition consacré à son univers présentée actuellement et jusqu’a 26 août au Palais de Tokyo.
Tout d’abord, la scénographie de l’exposition est en tout point convainquante en tant que vecteur de médiation. Organisée en trois parties : Steven Parrino retrospective 1981-2004, Before ( plus ou moins ) une exposition d’artistes qui ont influencé Steven Parrino et Bastard creature une relecture de deux expositions dont Steven Parrino a été le commissaire (1999 et 2003) le parcours de l’exposition ne laisse rien au hasard. L’univers de S.Parrino est efficacement mis en lumière grâce à une scénographie ingénieuse et perspicace autour de son travail, de ses influences dans l’histoire de l’art, et au travers de l’impact qu’il a pu avoir sur le monde de l’art.
Des ponts de lecture s’offrent au spectateur curieux et volontaire au travers de ce parcours artistique et personnel intimement lié au chaos, plastiquement décalé, et surmontant définitivement ” la sentence publique proclamant la mort de la peinture au début des années 1980″. S. Parrino s’est approprié le chassis, la toile, la peinture, leurs matérialités combinées, sans nostalgie, ni cynisme, son angle d’approche étant plutôt la révolte, le mouvement punk, la révélation du monde tel qu’en lui même : violent, torturé, déchiré; en témoigne la longue série d’ electric chair présenté dans la partie Before ( plus ou moins ).
Andy Warhol Electric chair 1967 - Collection of the National Gallery of Australia
Le jumelage ponctuel entre le Palais de Tokyo et l’oeuvre de S.Parrino est à voir, une alchimie qui ne dure que jusqu’au 26 août.

Palais de Tokyo,
site de création contemporaine
13, avenue du Président Wilson à PARIS
Accueil des publics de midi à minuit tous les jours sauf le lundi
Accueil - billeterie
+33 1 47 23 38 86
Plein tarif : 6 euros
Tarif réduit : 4,5 euros
(plus de 60 ans ; moins de 26 ans ; groupe de plus de 10 personnes; famille nombreuse sur présentation de justificatifs datant de moins de trois mois)
Tarif spécial artistes, étudiants en art et enseignants en art : 1 euro
(sur présentation de justificatifs datant de moins de trois mois)
Tarif Imagine”R” : 3 euros