LA MARQUE NOIRE – S.PARRINO RETROSPECTIVE / PROSPECTIVE – PALAIS DE TOKYO

13 08 2007

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Je ne ferais pas ici la biographie de Steven Parrino, de très bons sites et livres s’en chargent ICI et LA. Je préfere m’attarder plus longuement sur ma visite de l’exposition consacré à son univers présentée actuellement et jusqu’a 26 août au Palais de Tokyo.

Tout d’abord, la scénographie de l’exposition est en tout point convainquante en tant que vecteur de médiation. Organisée en trois parties : Steven Parrino retrospective 1981-2004, Before ( plus ou moins ) une exposition d’artistes qui ont influencé Steven Parrino et Bastard creature une relecture de deux expositions dont Steven Parrino a été le commissaire (1999 et 2003) le parcours de l’exposition ne laisse rien au hasard. L’univers de S.Parrino est efficacement mis en lumière grâce à une scénographie ingénieuse et perspicace autour de son travail, de ses influences dans l’histoire de l’art, et au travers de l’impact qu’il a pu avoir sur le monde de l’art.

Des ponts de lecture s’offrent au spectateur curieux et volontaire au travers de ce parcours artistique et personnel intimement lié au chaos, plastiquement décalé, et surmontant définitivement ” la sentence publique proclamant la mort de la peinture au début des années 1980″. S. Parrino s’est approprié le chassis, la toile, la peinture, leurs matérialités combinées, sans nostalgie, ni cynisme, son angle d’approche étant plutôt la révolte, le mouvement punk, la révélation du monde tel qu’en lui même : violent, torturé, déchiré; en témoigne la longue série d’ electric chair présenté dans la partie Before ( plus ou moins ).

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Andy Warhol Electric chair 1967 – Collection of the National Gallery of Australia

Le jumelage ponctuel entre le Palais de Tokyo et l’oeuvre de S.Parrino est à voir, une alchimie qui ne dure que jusqu’au 26 août.
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Palais de Tokyo,
site de création contemporaine

13, avenue du Président Wilson à PARIS
Accueil des publics de midi à minuit tous les jours sauf le lundi
Accueil – billeterie
+33 1 47 23 38 86

Plein tarif : 6 euros
Tarif réduit : 4,5 euros
(plus de 60 ans ; moins de 26 ans ; groupe de plus de 10 personnes; famille nombreuse sur présentation de justificatifs datant de moins de trois mois)
Tarif spécial artistes, étudiants en art et enseignants en art : 1 euro
(sur présentation de justificatifs datant de moins de trois mois)
Tarif Imagine”R” : 3 euros





AIR DE PARIS – L’EXPOSITION – CENTRE GEORGES POMPIDOU

6 08 2007

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Airs de Paris est une exposition consacrée à la ville, à ses formes et à ses évolutions contemporaines, à son espace construit, vécu, perçu ou détourné. Pluridisciplinaire, elle incarne l’engagement du Centre Pompidou envers la création d’aujourd’hui dans le domaine des arts plastiques mais aussi du paysage, de l’architecture et du design. Airs de Paris, exposition anniversaire pour les 30 ans du Centre Pompidou, se propose et se visite comme une aire de créations, de réflexions, de passage, à travers les yeux de 59 artistes et 17 paysagistes, designers et architectes.
En prenant Paris pour point de départ, son but est, non pas de parler de la capitale mais, à partir de ce contexte particulier qu’est Paris, d’explorer la ville à l’heure de la mondialisation.

L’introduction proposée dans le dossier pédagogique de l’exposition AIRS DE PARIS résume assez bien, l’admosphère qu’ont voulu créer les commissaires d’exposition. Cependant, après avoir passé près de 3 heures a silloner les allées, construites autour de 10 thèmes pour l’espace art, ainsi que la seconde section PAYSAGE, ARCHITECTURE, DESIGN intitulé ” Air(e)s géographique”, je dois avouer qu’une fois sortie du centre, j’étais un peu confuse, ne sachant pas si j’avais assiter à un état des lieux autour d’une problématique diffuse, ou si les commissaires de l’exposition avaient voulu trop en faire…mais comment ne pas vouloir trop en faire quand on a la charge de l’exposition anniversaire des 30 ans du centre Georges Pompidou?

Je frolais “le trop” artistique, la Ville, le Design, les Médias, Marcel Duchamp, l’Architecture, Paris, les NTIC, tout est donc art aujourd’hui? Secrètement j’espère que non, mais c’est un autre débat…et je justifie ce trop plein artistique du fait de l’exposition “anniversaire” et d’une thématique large et complexe enrobant 30 ans d’évolutions pluri-disciplinaires.

Cela étant dit, cette exposition a été instructive, il s’agit d’un bon état des lieux, parfois surprenant, je pense au travail de Valerie Mréjen ou a Gilles Clément, avec Manifeste du Tiers Paysage, 2007, mais souvent peu stimulant.

Une dernière chose, en m’arretant à la librairie de l’exposition, j’ai acheté le dictionnaire des utopies
et plus je m’enfonce dans cette lecture, plus je me dis que la notion même d’utopie : Plan imaginaire de gouvernement pour une société future idéale, qui réaliserait le bonheur de chacun, a été le plus gros manque d’Airs de Paris.

 

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Marcel Duchamp, Airs de Paris 1919/1964.





RDV été 2007 – GRAFFITI STORIES – Sètes.

2 08 2007

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Graffiti Stories est l’une des expostions incontournables de l’année 2007, regroupant les plus grands noms actuels du monde du graff et de l’art urbain all over the world : Alëxone Paris; Esmaeil Bahrani Téhéran; Dzus Kaohsiung; David Ellis New York; Maya Hayuk New York; Jonone Paris; Mist Montpellier; Nunca Sao Paulo ; Reach Taipei; Zonenkinder Mainz.

La ville de Sètes a mis le paquet pour mettre à l’honneur ce phénomène de socièté, basculant tout doucement mais surement vers un mode d’expresion artistique majeur.

Organisée conjointement par le Musée Paul Valéry et l’Abbaye d’Auberive qui présentent la collection Speerstra la crème du Old school Américain, et le Musée International des Arts Modestes, qui prolonge la reflexion en ayant proposer aux artistes cités plus haut d’investir le lieu du sol au plafond.

Je ne serai que trop vous recommander de feuilleter le dossier de presse de l’expo en cliquant sur l’affiche du haut, comprenant un très beau texte d’Hervé di Rosa et l’ensemble des informations pratiques pour se rendre dans les différents lieux.

Alors, si comme de par hasard vous êtes dans le sud, que vous avez envie de plonger dans un univers en perpétuel mouvement, que vous avez la curiosité de découvrir la différence entre tags et graffs, qu’après avoir assister aux joutes estivales sur le canal royal en dégustant une bonne tielle, vous voulez en prendre pleins les yeux et la tête filer vite avant fin septembre vers ce monde plein de couleurs, de style, de revendications, d’espoir …

 

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UN petit détail, je regrette qu’une affiche commune concernant les trois lieux d’exposition n’est pas été réalisé, c’est vraiment dommage. Petit manque de centralisation de l’info, et une vraie occasion ratée d’expression visuelle.