Airs de Paris est une exposition consacrée à la ville, à ses formes et à ses évolutions contemporaines, à son espace construit, vécu, perçu ou détourné. Pluridisciplinaire, elle incarne l’engagement du Centre Pompidou envers la création d’aujourd’hui dans le domaine des arts plastiques mais aussi du paysage, de l’architecture et du design. Airs de Paris, exposition anniversaire pour les 30 ans du Centre Pompidou, se propose et se visite comme une aire de créations, de réflexions, de passage, à travers les yeux de 59 artistes et 17 paysagistes, designers et architectes.
En prenant Paris pour point de départ, son but est, non pas de parler de la capitale mais, à partir de ce contexte particulier qu’est Paris, d’explorer la ville à l’heure de la mondialisation.
L’introduction proposée dans le dossier pédagogique de l’exposition AIRS DE PARIS résume assez bien, l’admosphère qu’ont voulu créer les commissaires d’exposition. Cependant, après avoir passé près de 3 heures a silloner les allées, construites autour de 10 thèmes pour l’espace art, ainsi que la seconde section PAYSAGE, ARCHITECTURE, DESIGN intitulé ” Air(e)s géographique”, je dois avouer qu’une fois sortie du centre, j’étais un peu confuse, ne sachant pas si j’avais assiter à un état des lieux autour d’une problématique diffuse, ou si les commissaires de l’exposition avaient voulu trop en faire…mais comment ne pas vouloir trop en faire quand on a la charge de l’exposition anniversaire des 30 ans du centre Georges Pompidou?
Je frolais “le trop” artistique, la Ville, le Design, les Médias, Marcel Duchamp, l’Architecture, Paris, les NTIC, tout est donc art aujourd’hui? Secrètement j’espère que non, mais c’est un autre débat…et je justifie ce trop plein artistique du fait de l’exposition “anniversaire” et d’une thématique large et complexe enrobant 30 ans d’évolutions pluri-disciplinaires.
Cela étant dit, cette exposition a été instructive, il s’agit d’un bon état des lieux, parfois surprenant, je pense au travail de Valerie Mréjen ou a Gilles Clément, avec Manifeste du Tiers Paysage, 2007, mais souvent peu stimulant.
Une dernière chose, en m’arretant à la librairie de l’exposition, j’ai acheté le dictionnaire des utopies
et plus je m’enfonce dans cette lecture, plus je me dis que la notion même d’utopie : Plan imaginaire de gouvernement pour une société future idéale, qui réaliserait le bonheur de chacun, a été le plus gros manque d’Airs de Paris.
Marcel Duchamp, Airs de Paris 1919/1964.

